Petits et grands moments de la vie de mes aïeux dans les journaux québécois

Les collections numériques de BAnQ disposent d’un important corpus de journaux québécois, offrant de multiples occasions de prendre contact avec des événements marquants ou d’autres faits anodins de notre histoire. L’outil de recherche par mot-clés permet de recueillir facilement des informations sur des sujets très ciblés ; il est ainsi possible de fouiller l’histoire d’un village ou d’une famille en quelques clics.

De mon côté, j’ai passé de nombreuses heures à consulter les différents articles de La Presse, du Soleil ou encore du Progrès du Golfe faisant mention de la vie mondaine de mon village au siècle dernier. En effet, jusqu’à une certaine époque, les journaux regorgeaient de faits divers relatés par des correspondants locaux (souvent le curé)!

Quelle ne fut pas ma surprise de trouver quelques coupures de presse sur la vie de mes arrières-arrières-arrières-grands-parents, des agriculteurs-pêcheurs gaspésiens qui à priori, ont mené une vie simple et sans histoire. Je vous partage mes trouvailles dans cet article.

La maladie de rognons de Johnny Minville

Dans La Presse du 10 octobre 1907, je suis tombé sur un espèce de publireportage/infopublicité traitant de la maladie de rognons dont souffrait mon trisaïeul… Le pauvre homme avait mal à l’estomac et les médecins n’y pouvaient rien. Selon l’article, un médicament lui a sauvé la vie ; le traitement par les pilules Moro, « ne lui a presque rien coûté et l’a guéri parfaitement ».

Il retrouve son frère après 40 années de séparation!

La plus grande découverte faite grâce à l’outil de BAnQ est certainement celle de deux articles relatant la rencontre de mon arrière-arrière-arrière-grand-père Johnny Minville avec son frère Cléophas, après quelque 40 années de séparation. Alors qu’il était jeune, Cléophas Minville avait quitté Grande-Vallée pour gagner les chantiers forestiers de l’Ontario puis Montréal, où il a travaillé pour le Canadien Pacifique. Il n’a jamais remis les pieds dans son village natal. En 1931, Johnny Minville se rend à Québec avec sa femme pour visiter ses filles. Poursuivant sa route à Montréal, il retrouve son frère lors d’une « réception émue ». Extrait de La Presse (Montréal) du 18 juin 1931 :

Deux semaines plus tôt, le même quotidien publiait une photo de cette heureuse rencontre. Extrait de La Presse du 4 juin 1931 :

Ces coupures de journaux sont d’une grande importance pour le patrimoine familial. On m’avait déjà parlé de l’oncle Cléophas, qui finit sa vie dans une institution pour aveugles, atteint du glaucome comme plusieurs autres membres de sa famille.Toutefois, je n’avais jamais vu de photo de lui. De même, les photos de mes trisaïeux se font plutôt rares ; tomber par hasard sur un document comme celui-ci était inespéré!

Les avis de décès

C’est dans Le Soleil (publié à Québec et dans les régions de l’Est de la province) que j’ai pu retrouver les avis de décès de Johnny Minville et de sa femme Alma Synnett. Le premier, décédé en 1933, a eu droit à quelques lignes relatant ses funérailles dans l’édition du 6 février :

Près de 20 ans plus tard, le même quotidien publiait la notice nécrologique d’Alma Synnett, dans son édition du 5 juin 1951 :

Ces documents contiennent des informations précieuses permettant de reconstituer d’autres pans de l’histoire de ma famille. Ces anecdotes et faits divers me renseignent sur le quotidien de mes aïeux et viennent en quelque sorte combler ce que la mémoire familiale n’a pas su retenir. J’ai déjà hâte aux prochaines découvertes!

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